Retarder la ménopause grâce à l’alimentation

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Retarder la ménopause grâce à l'alimentation
Retarder la ménopause grâce à l'alimentation

Selon une étude britannique, la consommation de certains aliments peuvent retarder la ménopause quand d’autres pourraient l’accélérer.

Retarder la ménopause : Si la santé se fait dans l’assiette, son contenu pourrait également avoir des effets sur la ménopause. En effet, selon une étude britannique publiée dans le Journal of Epidemiology & Community Health, certains aliments retarderaient son arrivée, d’autres, au contraire, l’accélèreraient. Pour atteindre cette conclusion, les chercheurs ont soumis un questionnaire à plus de 35 000 femmes, âgées de 35 à 69 ans. Elles ont répondu à des questions concernant leur alimentation mais aussi les éléments pouvant influer sur la date de survenue de la ménopause comme le poids, l’activité physique, le nombre de grossesse et la prise éventuelle d’un traitement hormonal.

Retarder la ménopause : Des symptômes difficiles à supporter

La fin de la sécrétion des hormones ovariennes (estrogènes et progestérones) se traduit par un bouleversement de l’organisme. Parmi les symptômes les plus fréquents, les bouffées de chaleur, qui peuvent survenir à tout moment de la journée ou en pleine nuit provoquant alors des insomnies, ou encore la sécheresse vaginale et les fuites urinaires. Le bouleversement hormonal se traduit également par une augmentation de la masse graisseuse et une accumulation plus importante de la graisse au niveau abdominal.

Retarder la ménopause : Adapter son alimentation

Il est normal de prendre du poids au fil des années et, à partir de 40 ans, la silhouette change. Lorsque la ménopause survient, le poids des kilos accumulés peut se faire sentir ; alors que la masse musculaire, elle, diminue déjà depuis plusieurs années, ce qui accentue l’impression de silhouette disgracieuse. L’occasion de prendre en main sa forme physique et de repenser son alimentation.

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1. Pour repenser son alimentation, d’abord repenser ses besoins (est-ce que l’on mange trop ? est-ce que l’on grignote de façon anarchique ?) 2. Au quotidien, adopter des réflexes qui serviront de base : bouger plus, connaître ce que l’on mange, maîtriser le grignotage ou encore prendre le temps de manger.

 

3. Dans l’assiette, réfléchir aux portions, échanger les matières grasses ajoutées par l’ajout de condiments gourmands, et ne pas oublier les fibres à chaque repas ! Attention toutefois pour les femmes qui ont de fortes bouffées de chaleur, l’ajout d’épices est à modérer car elles peuvent augmenter les sensations de chaud. Enfin, bien penser aux apports protéiques, car la masse musculaire a tendance à diminuer progressivement avec l’âge.

Retarder la ménopause : Les risques augmentés de maladies chez la femme ménopausée

La ménopause est liée à une augmentation des risques d’ostéoporose (fragilité excessive des os et risque élevé de fractures). Le risque de maladies cardiovasculaires est également augmenté, sans toutefois que les chercheurs ait pu réellement établir que cela était dû à la ménopause, à la vieillesse ou encore à la prise de poids associée. Selon l’American Heart Association, la ménopause n’entraîne pas de maladies cardiovasculaires. « Néanmoins, certains facteurs de risques augmentent avec la ménopause et une alimentation riche en graisses, le tabagisme ou toute autre mauvaise habitude prise plus tôt dans la vie peuvent également avoir de lourdes conséquences », explique le Dr. Nieca Goldberg, cardiologue et membre de l’American Heart Association. En outre, le traitement hormonal substitutif de la ménopause est lié à une augmentation du risque du cancer du sein (risque est multiplié par 1,3 à 1,7 environ, qui augmente régulièrement avec la durée du traitement).

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PRÉVENTION. L’alimentation a un rôle certain à jouer dans la prévention contre l’ostéoporose. Même si pour cette maladie l’interlocuteur principal reste le rhumatologue, la nutrition peut être un levier sur lequel jouer. Il faut consommer des aliments sources de calcium : laitages, fromages maigres ou encore eaux minérales qui contiennent une quantité intéressante en calcium ; des aliments sources de vitamine D : poisson gras, œuf. Et bien sûr, ne pas négliger l’activité physique. Pour la prévention des cancers et des maladies cardio-vasculaires, il faut privilégier une alimentation saine et équilibrée, en donnant une place importante aux fruits et aux légumes à chaque repas, ainsi qu’aux huiles végétales telles que l’huile d’olive lors de la cuisine.  Penser également à mettre dans son assiette des aliments dont la consommation est associée à une diminution des risques de cancer : l’ail, le brocoli, le curcuma, ou encore la grenade ; sans oublier de boire du thé vert en journée. Enfin, mieux vaut éviter les apports excessifs en matières grasses saturées.

Du poisson gras et des légumineuses pour retarder la ménopause

Les médecins ont remarqué que pour les femmes qui consommaient régulièrement des poissons gras comme la truite, la sardine, le hareng ou l’anchois la ménopause naturelle survenait jusqu’à 3 ans plus tard que chez les autres. Une alimentation riche en légumes frais et légumineuses ainsi que des apports en vitamines B6 et en zinc avaient également cet effet. « Les oméga-3 du poisson sont anti-inflammatoires. Les vitamines des légumes ont également un rôle contre l’oxydation. Ca retarde donc le vieillissement, et logiquement la ménopause », explique à Europe 1 le Dr Jacques Fricker, nutritionniste à Paris. A l’inverse, une alimentation riche en glucides raffinés, comme les pâtes et le riz, est associée à une survenue anticipée d’environ un an et demi. En cause, le vieillissement prématuré de l’organisme qu’entraine le sucre. Ces résultats restent cependant à confirmer, l’étude ne mettant en avant qu’une corrélation entre alimentation et âge auquel survient la ménopause sans étudier les mécanismes en jeu.

 

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