Pourquoi sommes-nous fatigués au changement de saison ?

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Souvent, l’hiver s’accompagne d’une baisse de moral et d’une fatigue passagère. Comment l’éviter ? Quelles en sont les causes ? Alexandra Goemaere, naturopathe émérite, nous éclaire.

Que ce soit à l’automne avec l’arrivée du froid ou au printemps lorsque la nature se réveille, il est très courant d’éprouver une fatigue passagère. Nous y sommes tous sujets, à différents degrés. Lorsque les jours raccourcissent, que le froid s’installe, on est moins actif, on a moins d’énergie, on a envie de cocooner et on peut même parfois souffrir d’une petite baisse de moral. Rien de plus normal.

Les études ont en effet démontré que la baisse de la luminosité y joue un rôle important mais pas seulement. Différents mécanismes agissent probablement en combinaison :

  • un trouble du rythme circadien : Notre horloge interne doit être en phase avec les conditions d’ensoleillement et l’alternance jour/nuit. Mais il semble qu’à l’automne, un dérèglement soit fréquent.
  • une désynchronisation ou une perturbation de la sécrétion de la mélatonine (l’hormone du sommeil).
  • une modification des concentrations cérébrales de neurotransmetteurs (les molécules qui servent de « messagers » entre les neurones), dont la sérotonine, qui régule l’humeur.
  • le manque de stimulation lumineuse au niveau de la rétine.

En résumé, à mesure que les jours raccourcissent, un décalage peut se créer entre le rythme circadien interne et les signaux extérieurs. C’est ce qui conduit à une petite baisse de vitalité ou à une fatigue parfois plus persistante.

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La fatigue saisonnière : pas seulement en hiver !

Si l’on connaît tous la fatigue hivernale, celle du printemps peut paraître plus inhabituelle. Pourtant, une baisse de vitalité au moment où la végétation se réveille et que le soleil chauffe à nouveau n’est pas rare. Pourquoi ? Là encore, les mécanismes sont multiples. On parle notamment d’épuisement du système immunitaire, qui a lutté contre de nombreux microbes durant tout l’hiver.

Certains scientifiques avancent aussi l’idée que le corps doit se réajuster lorsque les jours s’allongent. Mis en « hibernation », le métabolisme fonctionnait au ralenti. Au printemps, les sécrétions de mélatonine et de sérotonine doivent se rééquilibrer. Cette phase d’ajustement, qui prend quelques semaines, peut entrainer une fatigue. Celle-ci dure toutefois moins longtemps que la fatigue de l’automne.

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