Nous accueillons un animal dans la famille

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Nous accueillons un animal dans la famille : Ronron-thérapie, zoothérapie ou thérapie assistée par l’animal, la science l’affirme aujourd’hui : vivre au près d’un animal apporte des bienfaits à la sphère physique et émotionnelle. Le ronron du chat diffuse dans l’atmosphère des vibrations particulières et la caresse donnée au chien apporte un bien-être immédiat que les mots ne peuvent décrire.

Accueillir un animal dans la famille est une très bonne initiative pour apaiser les relations de couple, la communication avec un enfant agité ou un adolescent réfractaire, ou tout simplement vaincre le stress quotidien. Voici comment.

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Avoir un animal de compagnie : Les avantages

Grandir avec un animal domestique incite l’enfant à développer sa curiosité et découvrir l’univers animalier. Il favorise également un développement psychique et social harmonieux. En effet, l’animal offre de l’affection et de la tendresse à l’enfant. Quand l’enfant intègre l’école primaire, l’enfant se retrouve un peu perdu et l’animal devient un ami proche et un confident avec qui il partage ses angoisses, ses moments de joie et ses petits secrets.

Un animal de compagnie permet aussi à l’enfant de développer son sens de la responsabilité.

Au sein de la famille la présence d’un animal de compagnie contribue à entretenir les relations et à renforcer les liens. Car, l’animal devient un sujet de discussion et d’intérêt commun qui favorise la communication entres les membres d’une famille.

Mais il faut prendre conscience que l’animal est un être vivant qui a des besoins vitaux dont on doit répondre. Avant d’adopter un animal, certains points doivent être pris en considération.

Des questions à se poser avant d’adopter

Un animal est un être vivant dont on doit s’occuper tout au long de sa vie. C’est pourquoi il faut se poser les bonnes questions avant de se lancer :
– Quelle est l’espérance de vie du compagnon choisi ?
– Combien de temps faut-il lui consacrer ?
– Quel budget ? (vétérinaire, nourriture, traitement antipuce, vermifuge) ?
– Comment faire si on part en vacances ou en week-end ?
-Sommes-nous tous prêts à l’accueillir dans la famille ?
– Y a-t-il quelqu’un d’allergique ?
Rappelez vous que les promesses d’un enfant sont temporaires… C’est donc les parents qui finissent souvent par prendre en charge les soins les plus contraignants, comme faire balader le chien un jour de pluie, changer la litière, nettoyer la cage ou donner à manger. Il faudra donc apprendre à votre enfant que son animal n’est pas un jouet, et qu’il doit en prendre soin et bien le dresser.

A son âge, quel animal choisir ?

Pour ses premières années (de 9 mois à 3 ans), l’enfant a besoin de toucher l’animal. Il serait donc indifférent devant un oiseau en cage ou des poissons rouges. En revanche, un chien avec sa fourrure douce ou un chaton docile seraient certainement convenables pour lui.
Plus tard, pour un enfant entre 3 et 6 ans, on conseille un lapin nain ou un cochon d’Indes. Ils sont très adaptés à cet âge car ils sont doux à caresser, faciles à apprivoiser et ne risquent pas de faire du mal à l’enfant. Le chien et le chat sont aussi de bons choix.
Au-delà de 6 ans, l’enfant devient apte à s’occuper convenablement d’un animal. Le chien et le chat seront donc les plus conseillés. En outre, pour lui, les petits rongeurs et les oiseaux perdent de leur intérêt après peu de temps. Votre enfant s’en lassera car ils sont très peu ou pas du tout apprivoisables.

Comment l’enfant voit l’animal ?

– En dessous de 9 mois, le bébé est quasiment indifférent à la présence d’un animal.

– A partir d’un an : l’enfant commence à différencier l’animal de ses peluches. Dès 2 ans, il voudrait jouer avec lui car il s’identifierait à lui comme à ses poupées. Cependant, l’enfant ne réalise pas du tout le danger que peut causer un animal. Il n’hésite pas à le taper ou lui tirer les poils. C’est pourquoi il faudrait toujours garder un œil sur l’enfant et Interrompre tous ses jeux brutaux. Essayez aussi d’expliquer à votre enfant qu’il faut respecter son animal et ne pas l’agresser ou lui faire du mal.

A 15 mois : l’enfant marche, joue et apprend la propreté tout comme l’animal. En grandissant ensemble, ils pourront donc établir une relation très forte.

-Entre 3 et 6 ans : l’enfant commence à mieux comprendre les interdits. Il devient plus gentil avec l’animal et risque moins de le maltraiter. Généralement, un enfant de cet âge adore faire participer l’animal dans ses activités et ses jeux, comme s’il était une personne à part entière .Il aime jouer avec lui à la dînette, l’intégrer à un spectacle ou le déguiser. Il commence aussi à vouloir participer à l’entretien de l’animal ; il veut le brosser, lui donner ses croquettes, lui ajouter de la paille dans la cage… Cependant, il va aussi passer beaucoup de temps à parler à son animal, lui raconter comment était sa journée à l’école et tout plein d’autres histoires.

A partir de 3 ans : l’enfant peut comprendre des règles basiques de la vie: il apprendra par exemple à se laver les mains après avoir joué avec son animal et ne lui enlèverait plus sa gamelle quand il mange.

-Entre 6 et 12 ans : l’enfant devient plus confiant si vous lui apprenez à accomplir certaines tâches et prendre des responsabilités. En sortant le chien à midi ou en nettoyant la cage de son hamster, il s’implique dans la relation avec l’animal. À cet âge, l’enfant devient moins égocentrique. Il apprend à respecter encore plus l’animal car il réalise que c’est un être vivant à part entière. Souvent, l’animal devient un véritable confident auquel l’enfant confie tous ses petits secrets et près duquel il trouve un certain équilibre affectif.

 Enfant stressé ou déprimé ? Optez pour un animal de compagnie

La dépression ne touche pas que les adultes, les enfants aussi peuvent connaître des épisodes de déprime voire de dépression. Ces épisodes dont la prévalence augmente à l’adolescence et à la préadolescence peuvent passer inaperçus par les parents. De même, le stress et la violence infantiles sont de plus en plus répandus. En cause plusieurs facteurs dont les additifs alimentaires. Une des meilleures solutions pour baisser stress, anxiété et colère est l’adoption d’un animal. Le contact est beaucoup plus facile qu’avec les humains et l’animal absorbe comme par magie les émotions négatives pour laisser place à une simple de joie de vivre et d’être ensemble.

 Un diplôme universitaire

Diplôme Universitaire « Relations Homme-Animal » – Paris 5 Université René Descartes. Ce D.U. a été conçu par l’équipe d’éthologues du LABSAH pour proposer une formation pluridisciplinaire adaptée aux pratiques professionnelles qui mettent en œuvre une relation entre l’Homme et l’Animal (à des fins pédagogiques, socio-éducatives, thérapeutiques ou d’assistance), et/ou qui interviennent dans l’évaluation de la qualité de cette relation. Ce D.U. s’adresse aux personnes travaillant avec l’animal ou désirant l’intégrer dans leur pratique professionnelle, et souhaitant approfondir leur connaissance de la relation Homme – Animal.