Le propranolol contre le syndrome du stress post-traumatique

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Le propranolol a montré son efficacité à stopper la consolidation des souvenirs traumatiques et traiter le syndrome du stress post-traumatique.

Le propranolol, un médicament qui soigne les troubles cardiovasculaires et utilisé dans l’insuffisance coronaire, l’insuffisance cardiaque et l’hypertension artérielle, serait efficace également pour traiter le syndrome de stress post-traumatique, en association à une psychothérapie cognitivo-comportementale, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale American Journal of Psychiatry.

Les chercheurs de l’université Mc Gill au Canada ont réalisé une étude avec 60 adultes souffrant d’un syndrome de stress post-traumatique. Ce syndrome avait été provoqué par différents événements traumatisants comme une agression physique, un viol, un accident de la route, des évènements stressants liés à la guerre (captivité ou blessure).

Les scientifiques ont administré du propranolol une fois par semaine pendant 6 semaines, et 90 minutes avant une séance de psychothérapie cognitivo-comportementale.

Ce médicament, un bêta-bloquant noradrénergique, est une molécule utilisée contre dans les maladies cardiovasculaires comme l’insuffisance coronaire, l’insuffisance cardiaque et l’hypertension artérielle. Cette molécule interfère dans le système nerveux autonome, ce qui a permis à une prescription détournée pour gérer le stress des examens.

Les symptômes de stress post-traumatiques réduits avec le propranolol

Les résultats de l’étude ont montré qu’après 6 semaines, les symptômes de stress post-traumatiques, analysés grâce à l’échelle internationale CAPS, ont été plus réduits dans le groupe propranolol que dans le groupe placebo avec une différence de 11,50 points. L’évaluation réalisée par le malade avec une 2e échelle, l’échelle PCL-S, affiche une différence de 14,58 points entre les deux groupes.

« L’amélioration globale dépasse les 40% dans le groupe propranolol contre moins du quart dans le groupe placebo. Selon les malades, cette amélioration est encore plus importante », conclut le Dr. Alain Brunet, auteur de l’étude.