L’IVG médicamenteuse : tout sur le déroulement de cette technique

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L'IVG médicamenteuse
L'IVG médicamenteuse

L’IVG médicamenteuse :  :L’IVG, encore appelé avortement, est un droit pour toutes les femmes en France, qu’elles soient mineures ou majeures. Seule la femme enceinte, souhaitant mettre un terme à sa grossesse, peut en faire la demande.

L’IVG médicamenteuse : Quel délai pour pratiquer une IVG ? 
En France, l’IVG est pratiquée avant la fin de la douzième semaine de grossesse, c’est-à-dire avant la fin de la quatorzième semaine qui suit le début des dernières règles.

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L’IVG médicamenteuse : Comment une IVG est-elle réalisée ? 
Il existe deux méthodes : la méthode médicamenteuse et la méthode chirurgicale. Les deux méthodes sont décrites dans un dossier-guide remis à la patiente au cours de la première consultation médicale préalable à l’IVG. La méthode est choisie par la femme avec le médecin. La technique utilisée dépend du terme de la grossesse, de l’âge de la femme et de son état de santé. Afin de respecter les délais légaux impartis et de permettre le choix d’une technique adaptée à la situation de l’intéressée, une datation de la grossesse est réalisée avant l’IVG. Cette détermination du terme de la grossesse est souvent réalisée par échographie.
Une fois pratiquée, l’IVG doit faire l’objet d’un suivi. La patiente doit notamment se rendre à une visite de contrôle qui intervient généralement de 14 jours à 21 jours après l’IVG.

L'IVG médicamenteuse

L’IVG médicamenteuse : Où sont pratiquées les IVG ? 
Les IVG médicamenteuses ou chirurgicales, peuvent être pratiquées dans des établissements de santé autorisés, publics ou privés. L’IVG médicamenteuse peut également être réalisée au cabinet de médecins libéraux (gynécologues et certains généralistes), dans un centre de santé, ou encore dans un centre de planification sous certaines conditions. Depuis 2016, les sages-femmes sont autorisées à pratiquer les IVG médicamenteuses.

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L’IVG médicamenteuse : L’avortement médicamenteux 

est aujourd’hui proposé à l’hôpital, en centre de santé ou de planification familiale, mais aussi en cabinet de ville. Cependant, il ne convient pas à toutes les femmes.

L’avortement médicamenteux précoce utilisant la télémédecine pourrait offrir une alternative aux méthodes dangereuses choisies par les femmes dans les pays où l’accès à l’avortement sécurisé est restreint.

Environ un quart de la population mondiale vit dans des pays où les lois sur l’avortement sont très contraignantes. À l’échelle mondiale, chaque année, environ 43 000 femmes meurent du fait du manque d’accès à des services d’avortement légaux et sécurisés et des millions d’autres souffrent de complications.

L’IVG médicamenteuse : C’est la méthode d’avortement la plus utilisée car la plus proposée

Les femmes doivent en théorie pouvoir choisir entre l’interruption volontaire de grossesse médicamenteuse et celle dite instrumentale et effectuée à l’hôpital qui consiste à l’aspiration du contenu utérin, soit sous anesthésie locale, soit sous anesthésie générale. « La solution sous anesthésie locale est plus rapide et moins douloureuse, mais peu proposée », dit le Dr Sophie Gaudu, gynécologue-obstétricienne. Quant à celle sous anesthésie générale, elle est essentiellement pratiquée dans des établissements publics, avec parfois des délais de deux à trois semaines. « L’IVG est d’autant mieux vécue par une femme qu’elle en a choisi la méthode. Or, de plus en plus, le choix dépend de l’offre de soins ». Prescrire des médicaments demande moins de ressources que les IVG instrumentales, ou chirurgicales.

L’IVG médicamenteuse : Il faut prendre deux médicaments : la mifépristone et le misoprostol

Le protocole médical se passe en deux temps :

  • prise d’un premier comprimé, la mifépristone (RU 486), qui interrompt la grossesse, provoque des contractions de l’utérus et l’ouverture du col,
  • puis 36 ou 48 heures après, prise d’un second médicament, le misoprostol, qui augmente les contractions et provoque l’expulsion du fœtus.

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Le premier se prend devant le médecin. Le second à l’hôpital ou chez soi, de préférence accompagné d’un adulte. On peut le faire un jour de congé ou demander un arrêt maladie de 48 heures. « Je l’ai pris un samedi matin à la maison, en sachant que j’avais le week-end devant moi. J’ai bien fait, cela m’a épuisée », raconte Caroline, 28 ans. Élodie, 19 ans, elle, a préféré l’hôpital : « Je ne pouvais pas le prendre chez mes parents, ils ignorent que j’ai un copain, et je me sentais plus rassurée d’être accompagnée par une infirmière. »

L'IVG médicamenteuse

Ce qui change en mars 2018 : le Cytotec (misoprostol) l’un des médicaments souvent utilisés pour les IVG médicamenteuses alors qu’il ne disposait pas d’autorisation de mise sur le marché dans cette indication, est retiré du marché, en raison de risque graves pour la mère et le fœtus. Les deux concurrents du Cytotec, MisoOne et Gymiso, qui, eux, sont bien autorisés à cet effet, restent disponibles.

L’IVG médicamenteuse : s’apparente à une fausse couche

« Les femmes s’interrogent sur la quantité de sang qu’elles vont perdre et sur le temps que cela va durer, observe le Dr Teddy Linet, responsable du service de gynécologie obstétrique du Centre Hospitalier Loire Vendée Océan, à Nantes. Quelque 60 % des expulsions de l’œuf se font dans les 4 heures suivant la deuxième prise, dans 40 %, elle a lieu dans les 24 à 72 heures. » Elle s’accompagne de saignements qui peuvent être conséquents et durer.

Lorsque cela se déroule à domicile, « si les femmes utilisent plus de deux serviettes par heure pendant plus de 2 heures ou si elles souffrent de douleurs persistantes malgré les antalgiques, nous leur conseillons de venir en urgence au centre », dit le Dr Linet. « Certaines femmes ont besoin de voir l’œuf expulsé pour s’assurer que tout s’est bien passé, d’autres préféreraient ne rien voir », explique le gynécologue.