Epilation pubienne : Quels sont les risques ?

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Epilation pubienne : Les adeptes du rasage ou de l’épilation du pubis seraient plus confrontées aux risques d’infections sexuellement transmissibles. Tel est le résultat d’une étude américaine publiée mardi, sans pour autant démontrer de lien de cause à effet entre les deux phénomènes.

Epilation pubienne : La mode du rasage, ou de l’épilation à la cire partielle ou totale du pubis pourrait bientôt avoir vécu. En tout cas, une étude suggère que cet engouement pour cette « nudité » des parties intimes pourrait être facteur de risque d’infections sexuellement transmissibles (IST). Sans établir de lien direct de cause à effet, l’étude américaine parue dans la revue Sexually transmitted infections pointe cette corrélation. L’enquête se base sur un sondage mené sur Internet en janvier 2014 auprès de 7 500 Américains âgés de 18 à 65 ans quant à leur pratique en matière d’épilation mais aussi sur la prévalence d’infections sexuellement transmissibles.

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Les résultats indiquent que les infections sexuellement transmissibles comme l’herpès, la syphilis, la blennorragie ou la chlamydia étaient plus répandues chez les habitués des épilations pubiennes. Dans le détail, 8 % des personnes qui ne s’épilent pas ont déjà eu une IST, contre 14 % pour ceux qui s’épilent à la cire ou au rasoir. 18 % des adeptes de l’épilation intégrale ont déclaré avoir eu une IST, pointe l’étude reprise par Europe 1.

Epilation pubienne : Quels sont les risques ?

Epilation pubienne : Une peau fragilisée par l’épilation, qui favorise la prolifération des bactéries

 

L’une des pistes les plus probables pour expliquer cette corrélation : le rasage et l’épilation répétés au niveau du pubis provoquent des microcoupures de la peau, une inflammation des follicules pileux, voire une irritation au niveau des lèvres. Cette fragilisation de la peau favorise la prolifération des bactéries, d’autant qu’elle intervient dans l’environnement chaud et humide des organes génitaux, particulièrement propice au développement de ces micro-organismes.

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Enfin, autre hypothèse avancée par les chercheurs : les personnes adeptes de l’épilation pubienne auraient aussi davantage tendance à adopter des comportements sexuels à risque.

Epilation pubienne : Les gestes de prévention quand on se rase 

Si une hygiène irréprochable est toujours recommandée en matière d’épilation, cela est d’autant plus vrai lorsqu’elle concerne la zone du pubis :

  • avant de s’épiler, se laver les mains et désinfecter la peau avec un produit non alcoolisé,
  • utiliser toujours un matériel neuf , que ce soit un rasoir ou des bandes de cire,
  • se raser dans le sens de la pousse,
  • après l’épilation, redésinfecter la peau,
  • au cours des jours suivants, porter des sous-vêtements en coton, moins irritants.

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De là à dire que l’épilation des poils pubiens est en cause dans la survenue d’IST, il y a un pas que l’étude ne franchit pas. Même si les différences d’âge des répondants ou le nombre de partenaires sexuels de chacun a été pris en compte, d’autres variables pourraient expliquer cette corrélation comme les comportements sexuels à risque. Reste que les zones intimes épilées peuvent constituer un terrain plus propice au développement de bactéries, encore plus en cas de petites plaies ou de coupures liées au rasage. Des médecins ont déjà mis en garde par le passé contre le risque infectieux lié à l’épilation intégrale : s’épiler fréquemment peut en effet causer une irritation régulière de la zone rasée ou épilée à la cire.

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